L’association Droit au Corps œuvre depuis plus de 10 ans pour défendre le droit des enfants et lutter contre les mutilations des enfants, en particulier la circoncision masculine pratiquée sans nécessité médicale. Elle place au centre de son action le droit de disposer de son corps et l’ouverture d’un débat public sur le consentement éclairé à toute mutilation sexuelle, y compris la circoncision et l’excision.
Qui est l’association Droit au Corps ?
L’association Droit au Corps est une organisation française à but non lucratif fondée pour promouvoir l’abandon de toute mutilation sexuelle, qu’elle soit féminine, masculine, transgenre ou intersexe, lorsqu’elle est pratiquée sans consentement libre et éclairé et sans nécessité médicale.
Elle est active dans le monde francophone (Europe, Afrique, Canada) et collabore avec plusieurs mouvements internationaux pour faire progresser les droits de l’enfant.
Faire évoluer le débat : circoncision, consentement et droit des enfants
- L’association appelle notamment à ouvrir un débat public sur les conditions du consentement à la circoncision.
Circoncision religieuse – enjeux nationaux et internationaux
La circoncision religieuse est pratiquée dans certaines familles juives (brit milah) et musulmanes, souvent dès les premiers jours de vie. Selon certains débats en Europe, ces pratiques soulèvent des questions éthiques complexes, notamment autour du droit à l’intégrité physique des enfants.
Voici ce que l’association a partagé au sujet de cet article du Guardian, sur les réseaux sociaux :
Un projet de lignes directrices du Crown Prosecution Service (le parquet britannique) indique que la circoncision masculine « peut constituer une forme d’abus sur mineur ou d’atteinte à la personne » lorsqu’elle est pratiquée de manière incorrecte ou dans des circonstances inappropriées : elle peut alors être « douloureuse et préjudiciable ».
Cela veut donc dire que toutes les circoncisions pratiquées sans raison médicale ne sont pas automatiquement considérées comme des abus sur mineurs. Seules celles qui sont mal faites ou dangereuses pourraient être concernées.
Bien sûr, pour des associations comme Droit au Corps, la circoncision d’un enfant en bonne santé constitue de fait une forme d’abus, puis qu’il s’agit d’une modification irréversible du sexe, réalisée sans nécessité médicale.
Circoncision non médicale : risques, controverses et science

Des études attribuent certains bénéfices à la circoncision :
- réduction du risque d’infections sexuellement transmissibles, réduction du risque de cancer du pénis, réduction du risque d’infections urinaires
Mais aussi certains risques :
- complications chirurgicales, troubles sexuels, troubles psychologiques
Pour Droit au Corps, rien ne justifie la circoncision d’un enfant en bonne santé. « Irait-on retirer les lèvres vaginales des filles au motif que cela pourrait réduire le risque d’infection ou de cancer de la vulve ? », interroge l’association.
L’association Droit au Corps, met également en avant le prépuce, la partie du pénis qui est supprimée lors de la circoncision, et dont on parle trop peu. Il s’avère pourtant que le prépuce possède plusieurs fonctions importantes : protectrice, sensorielle et mécanique (dans la sexualité).
- Droit au Corps estime « qu’il est dans l’intérêt de l’enfant (et de l’adulte qu’il deviendra) de reporter la décision d’une éventuelle circoncision à un âge où le consentement est possible. »
- L’association rappelle qu’aucune société savante ne recommande la circoncision d’enfants en bonne santé, mais qu’en revanche plusieurs se prononcent contre.
L’année dernière, deux experts de l’Académie Américaine de Pédiatrie ont désavoué la conclusion « les bénéfices l’emportent sur les risques » à laquelle ils avaient eux-mêmes contribué en 2012, admettant que cette conclusion a été influencée par des facteurs non scientifiques.
Actions publiques et campagnes de Droit au Corps
Droit au Corps mène différentes actions pour sensibiliser et faire progresser le débat :
- Présence dans des salons, journées de sexologie et événements santé.
- Présentations et tables rondes sur la circoncision et les mutilations sexuelles.
- Soutien à des initiatives contre les mutilations sexuelles féminines et intersexes.
Bilan 2025 et perspectives 2026
Selon le bilan publié par l’association :
✔️ En 2025
- Lancement d’une vidéo pédagogique sur les fonctions du prépuce et les conséquences de la circoncision.
- Action contre les éditions Auzou pour mieux faire représenter les organes sexuels masculins.
- Développement de réseaux Santé et Juridique pour accompagner victimes et professionnels.
- Participation à la Marche pour l’Enfance et la Jeunesse, au Rassemblement pour les droits intersexes et à la Manifestation enfantiste.
🔎 Pour 2026
- Plans pour une action auprès des autorités sanitaires francophones.
- Suite des vidéos pédagogiques avec un focus éthique et scientifique.
- Renforcement des capacités juridiques pour agir contre les circoncisions non médicales.

soutenir Droit au Corps
Pour ceux qui souhaitent s’engager :
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Sources
Articles et bilans de l’association :
- Droit au Corps : bilan 2025 et perspectives 2026
- Vision et objectifs de l’association
- Débat sur la circoncision : Droit au Corps répond à Causeur
- Circoncision : deux experts de l’Académie américaine de pédiatrie désavouent la conclusion « les bénéfices l’emportent sur les risques »

